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Comment poser des briques de verre en pose traditionnelle ?

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Un mur en briques de verre, c’est la promesse d’une pièce baignée de lumière sans sacrifier l’intimité. Sur le papier, la pose a l’air presque simple : on empile les briques comme des parpaings de verre, on comble les joints, et voilà. Dans les faits, c’est là que la plupart des projets commencent à dérailler. Un mur qui gondole, ou des joints qui se fissurent au bout de quelques mois, c’est vite arrivé.

Il existe plusieurs façons de poser des briques de verre. Dans cet article, on se concentrera uniquement sur la pose traditionnelle au mortier. C’est la méthode de référence, que ce soit pour un mur en intérieur ou en extérieur. Mais c’est aussi la technique la plus exigeante, c’est pourquoi il vaut mieux connaître quelques étapes a respecter. Voici les trois conseils qui font vraiment la différence entre un mur qui vieillit bien et un mur qu’on doit reprendre deux ans plus tard. 

Étape 1 : vérifiez le niveau du sol et l’aplomb du support

Tout se joue avant même de poser la première brique. Vérifiez au niveau à bulle que le sol est parfaitement plan, et que le support est bien d’aplomb, à 90° par rapport au sol.

C’est le plus important, car un écart de quelques millimètres à la base se répercute et s’amplifie sur toute la hauteur du mur. Un mur qui part légèrement de travers au premier rang finit visiblement penché en haut. Si le sol n’est pas parfaitement plan, un ragréage (ou une allège) avant de commencer vaut toujours mieux qu’un rattrapage en cours de pose. C’est une étape rapide, mais c’est elle qui conditionne la rectitude de tout l’ouvrage.

Étape 2 : Ayez les indispensables avec vous

Une fois le support vérifié, quatre éléments techniques doivent être réunis pour que la pose traditionnelle tienne dans la durée :

• Le joint de dilatation, posé à la base et sur les côtés de la paroi. La brique de verre ne doit jamais être en contact rigide avec le sol ou les murs porteurs : elle doit pouvoir absorber les micro-mouvements du bâtiment, sous peine de fissurer avec le temps. C’est un point d’autant plus important en extérieur, où les écarts de température accentuent ces mouvements.

• Des entretoises, (disponibles en 2 mm pour les briques Pegasus qui peuvent se monter avec des joints très fins ou 10 mm) pour espacer chaque brique de façon régulière. C’est ce qui garantit des joints uniformes et un rendu visuellement propre.

• Un mortier adapté, spécifiquement formulé pour la brique de verre. Un mortier standard n’offre ni la même adhérence ni la même résistance dans la durée, et peut fragiliser l’ensemble de l’ouvrage.

Un ferraillage en acier inoxydable, de 6 mm de diamètre, disposé à l’horizontale
entre les rangées et à la verticale sur toute la hauteur du mur. Ce renfort répartit les
charges et évite que la paroi ne travaille de façon irrégulière au fil des saisons.
Ces quatre éléments fonctionnent comme un système : négliger l’un d’eux fragilise les trois autres.

Réalisation en briques de verre Dorique avec bandes horizontales Rouvière Collection, mur modulable et design pour cloisons lumineuses
Mur en briques de verre Dorique avec bandes horizontales – Rouvière Collection

Étape 3 : montez le mur par étapes, et respectez les temps de séchage

La dernière erreur classique, c’est la précipitation. Un mur de briques de verre ne se monte pas d’un seul jet : il se construit par paliers, quelques rangées à la fois, en laissant le mortier prendre avant de poursuivre. Vouloir aller vite, c’est prendre le risque que les briques du bas glissent ou s’affaissent sous le poids de celles qui viennent d’être posées.

À chaque étape, reprenez le niveau à bulle : un défaut d’alignement repéré en cours de montage se corrige en deux minutes, alors qu’il devient un problème définitif une fois le mortier sec.

Pour résumer :

• Poser directement sur un support non parfaitement de niveau ou d’aplomb
• Oublier le joint de dilatation entre la paroi et le bâti existant
• Espacer les briques à l’œil, sans entretoises
• Utiliser un mortier standard plutôt qu’un mortier adapté à la brique de verre
• Poser un ferraillage en acier standard plutôt qu’en acier inoxydable, avec un risque de
rouille visible à travers le verre
• Monter toute la hauteur en une seule fois, sans temps de séchage intermédiaire
• Utiliser un mortier ou un joint non adapté à l’exposition (pièce humide ou extérieur
avec gel)

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour poser un mur en briques de verre en pose traditionnelle ?
Tout dépend de la surface, mais il faut compter plusieurs jours pour une cloison de taille
moyenne, le temps de respecter les paliers de séchage entre chaque série de rangées. Vouloir tout faire en une journée est justement l’une des principales causes de malfaçon.

Pourquoi utiliser des fers en acier inoxydable plutôt qu’en acier standard ? Parce qu’un acier standard finit par rouiller au contact de l’humidité présente dans le mortier, et ces traces de corrosion deviennent visibles à travers la brique de verre avec le temps. L’inox élimine ce risque, en intérieur comme en extérieur.

La pose traditionnelle est-elle différente en intérieur et en extérieur ? Le principe de montage reste le même, mais le choix du mortier et des joints doit s’adapter : en extérieur, il faut des produits capables d’encaisser les écarts de température et, selon la région, le gel, souspeine de voir les joints se dégrader prématurément.

Faut-il obligatoirement faire appel à un professionnel ? Ce n’est pas obligatoire, mais la pose traditionnelle demande une vraie rigueur de maçon : niveau, ferraillage, dosage du
mortier. Un bricoleur assidu peut s’en sortir sur une petite paroi en suivant scrupuleusement ces trois étapes. Pour une cloison porteuse ou de grande surface, l’avis d’un professionnel reste recommandé.

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